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Test SRP GT-S : le pédalier pneumatique qui joue dans une autre catégorie — mais pas sur toutes les pédales

5 min6 juin 2026
Test SRP GT-S : le pédalier pneumatique qui joue dans une autre catégorie — mais pas sur toutes les pédales
Prix frein + gaz (HT)
599 €
Frein
Air comprimé (pneumatique)
Gaz & embrayage
Mécanique classique
Résolution
16-bit · 65 536 pas

Quand on appuie sur la pédale de frein d'une vraie voiture de course, la résistance n'est pas linéaire : les premiers centimètres sont souples, puis le frein devient de plus en plus dur à mesure qu'on enfonce. C'est ce que cherchent à reproduire les pédaliers simracing haut de gamme — et la plupart utilisent soit une cellule de pression (qui mesure la force exercée), soit du fluide hydraulique (comme sur une vraie voiture). Le SRP GT-S choisit une troisième voie : l'air comprimé. Un petit cylindre pneumatique sous la pédale génère cette résistance progressive sans fluide, sans entretien et sans risque de fuite. C'est une technologie originale — mais elle n'est présente que sur le frein. L'accélérateur et l'embrayage fonctionnent de façon tout à fait classique, ce qui crée une vraie différence de niveau entre les pédales.

Le frein : la pédale qui change tout

Dès la première utilisation, la pédale de frein du SRP GT-S surprend. La résistance monte progressivement, exactement comme sur une vraie voiture : souple au début, puis de plus en plus ferme à mesure qu'on appuie. Il n'y a pas l'effet de mur brutal que l'on peut ressentir sur certains pédaliers, ni le ressort artificiel des modèles d'entrée de gamme. On parle d'un feeling très proche d'un freinage hydraulique réel, ce qui change profondément la façon dont on dose le frein en course.

Ce qui fait aussi la force du système pneumatique, c'est sa fiabilité dans le temps. L'air ne se dégrade pas, ne réagit pas à la chaleur et ne vieillit pas. Concrètement, le frein se comportera exactement pareil à votre première session et dix ans plus tard. C'est un avantage réel par rapport aux systèmes qui utilisent des élastomères (des sortes de caoutchoucs internes) qui ont tendance à se ramollir avec la chaleur et l'usure. Le réglage se fait simplement : en ajustant la hauteur de la pédale on change la dureté générale, et une petite molette sur le cylindre permet d'affiner la progressivité — sans outil spécial.

L'accélérateur : bien, mais sans surprise

La pédale de gaz est une pédale classique à retour par ressort. Elle est bien construite — même aluminium, même qualité de capteurs — et elle fait parfaitement son travail. Pour l'accélérateur, on veut généralement quelque chose de léger, réactif et précis, et c'est ce que le GT-S offre. Le problème, c'est le contraste : après avoir posé le pied sur un frein aussi spécial, la pédale d'accélérateur semble bien banale. Ce n'est pas une mauvaise pédale — c'est simplement une pédale ordinaire dans un pédalier qui se veut exceptionnel.

L'embrayage : le point faible

L'embrayage est lui aussi mécanique classique, et c'est là que le bilan est le plus décevant. Sur une vraie voiture de course, l'embrayage a un point d'accrochage très net : on sent clairement l'instant précis où il commence à s'engager, puis où il est totalement pris. C'est ce dosage précis qui permet de faire des départs parfaits ou de bien gérer la boîte en conduite sportive. Sur le GT-S, ce point d'accrochage est trop flou — la pédale s'enfonce de façon trop régulière, sans signal clair du moment où l'embrayage s'engage vraiment. Si vous n'utilisez l'embrayage que pour les départs en grille ou si vous conduisez en boîte automatique, ça ne change pas grand-chose. Mais pour ceux qui font de la formule ou du rallye, où l'embrayage est utilisé en permanence, le manque de précision se ressent.

Construction : du haut de gamme de la tête aux pieds

Sur la qualité de fabrication, le SRP GT-S ne laisse rien au hasard. L'ensemble est taillé dans de l'aluminium usiné à la machine de haute précision, les roulements sont des pièces industrielles de marque SKF (les mêmes que sur les voitures), et les capteurs sont d'une finesse extrême : 65 536 niveaux de détection contre 256 sur un contrôleur de jeu standard. L'ensemble pèse 8 kg et ne bouge pas d'un millimètre. La connexion se fait en USB-C, et le pédalier est compatible PlayStation et Xbox en plus du PC, ce qui est rare à ce niveau de gamme.

Le seul reproche à faire sur l'ergonomie : l'espacement entre les pédales n'est pas totalement libre. Les pédales arrivent préassemblées avec neuf positions possibles, ce qui peut être limitant pour les personnes aux grands pieds ou avec des préférences très spécifiques.

Notre verdict

Le SRP GT-S, c'est avant tout une pédale de frein exceptionnelle montée sur un pédalier solide. Si votre priorité est d'avoir le meilleur feeling de freinage possible — et c'est souvent là que se gagnent les dixièmes en simracing — c'est l'un des meilleurs choix du marché à ce prix. Mais si vous attendez la même qualité sur les trois pédales, vous risquez d'être déçu par l'embrayage et, dans une moindre mesure, par l'accélérateur. Le meilleur conseil : si vous n'avez pas besoin d'embrayage, prenez-le en version 2 pédales — c'est à ce format qu'il est le plus convaincant.

Fiche technique & tarifs

Technologie frein
Pneumatique R-Piston v5 (air comprimé)
Gaz & embrayage
Mécanique classique
Construction
Aluminium usiné haute précision (5 axes)
Précision des capteurs
65 536 niveaux (16-bit)
Connexion
USB-C · compatible PC, PS et Xbox
Débattement réglable
15 à 45 mm selon la configuration
Version 2 pédales (frein + gaz)
Inclus dans la configuration de base
599 € HT
Embrayage (option)
Non inclus — à commander séparément
+180 € HT
Version 3 pédales complète (HT)

ℹ️ Prix relevés en juin 2026 sur le site du constructeur. À titre indicatif — les tarifs peuvent évoluer.